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Les cauchemars se succèdent expulsant peu à peu de nos mémoires ce qui reste de nos rêves des années soixante. Francis Fukuyama et la fin de l'Histoire, annonçant l'universalité du bonheur démocratique, pose la question des ravages de l'intellectualisme médiatique dans notre société avancée, comme celles de la vision et du traitement géopolitique des conflits par les grandes nations occidentales. Aux Etats-Unis surement. Mais que dire de la division de l'Europe, qui ose continuer de se dire l'héritière d'une civilisation abandonnée. Je suis Charlie a clamé haut et fort la bonne conscience française, comme celle de ses invités, le 11 janvier. Combien seront demain, quand il sera trop tard, les manifestants devant ce viol de l'Histoire ?

Moins que devant les guichets des banques quand l’euro agonisera.

Il n’y a pas de monnaie durable sans partage d’une idée commune de l’Europe.

La marche vers l’unité budgétaire, socle fondamental de l’unité monétaire, suppose le partage du présent, du futur mais aussi de l’histoire.

L’échec référendaire du Traité établissant une constitution pour l'Europe a mis en évidence, tout autant que la nature des débats qui l’a précédé, des lignes de fracture qui se sont multipliées au fur et à mesure de la progression du nombre de Nations admises à la table commune.

A travers le drame de Palmyre, que l’on a vu venir, qui nous laisse sans voix, prostré, dans une tristesse infinie, partagée, mais aussi solitaire, c’est l’Europe qui se meurt.

La BCE, symbole ultime de l’unité européenne, devrait transférer son siège à Munich.

Il y a urgence.

Tag(s) : #Economie, #Bartolomeu

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