Toujours vigilante sur le financement des aides à la pierre, l'USH s'inquiète après l’annonce par Bercy et la Caisse des dépôts (CDC) du projet de mise à disposition des banques de 50 Md€ provenant de la collecte centralisée des livrets d'épargne réglementée. Dans un courrier au 1er ministre, J-L Dumont note que « si cette décision venait à être confirmée, la baisse de 50 Md€ des fonds centralisés placerait immédiatement le système sous tension ». De la sorte, « tout l’impact de la hausse récente des plafonds des livrets serait attribué aux banques ». Une perspective contestable selon le mouvement HLM, pour qui la part centralisée des fonds détenus par la CDC ne peut se substituer aux ressources classiques des banques. Le Pdt de l’USH, rappelle aussi que « le pacte d’objectifs et de moyens signé avec l’Etat a permis de restaurer la confiance et de mobiliser les organismes pour atteindre l’objectif ambitieux de construction de 120.000 nouveaux logements ainsi que la réhabilitation lourde de 100.000 logements du parc existant chaque année ». Or « la mise en oeuvre de ce pacte nécessite un financement pérenne par les fonds du Livret A ». Cette ponction sur la collecte d’épargne réglementée doit permettre aux banques classiques de financer l’économie en prêtant notamment aux PME et en contribuant à la construction de logements sociaux. Ce que la structure de leurs ressources et surtout le niveau de leurs fonds propres au regard des risques rendent difficile. En juin 2013, de source Banque de France, l’encours total des crédits aux entreprises se montait à 813,6 Md€. Les PME ne représentent que 44% de ce total, en évolution légèrement négative : - 0,2% sur un an. Avec depuis 2008 une chute de la part des crdits aux des jeunes entreprises, particulièrement dépendantes du financement bancaire. En juin, la mise en oeuvre de la recapitlaisation directe des banques via le MSE avait été repoussée à 2014 par les ministres des finances européens.