Si la transition énergétique fera, a priori, une large place à une économie « slow », « le débat sur la transition nous submerge », nous confiait il y a quelques jours la responsable d’une fédération engagée dans le processus. Pour Th. Wahl, inspecteur général des finances qui pilote le débat, « l’organisation est désormais en place au risque d’ailleurs que les membres du Conseil national du débat se sentent sollicités de toutes parts ». Des sollicitations d’autant plus intenses que de nouveaux groupes de travail ont été lancés sur les questions d’emploi et de transition professionnelle et que les certificats d’économie d’énergie ou les compteurs Linky – dont 69% des Français avouent ne pas avoir entendu parler selon l’Institut National de la Consommation - pourraient être versés au débat. Parallèlement, les réunions avec les énergéticiens viennent de démarrer. Enfin, la décentralisation du débat suit son cours, certaines régions ayant déjà lancé leur processus. Un message fort car il n’y aura pas de transition dans décentralisation du modèle énergétique, et un empressement qui pourrait refléter des divergences de vues entre le gouvernement et les grands exécutifs locaux. « L’objectif est que les citoyens s’emparent du débat, qu’ils y participent. C’est pour cela que nous nous efforçons de rendre le sujet comestible », commente Th Wahl, qui ne peut négliger que Nantes organise en septembre le 10e sommet mondial de la ville durable.