Chronique d’une baisse annoncée. Les prix de l'immobilier pourraient enregistrer une baisse de 5% entre 2013 et 2014, selon S&P. Après -1,6% l'an dernier, le résidentiel pourrait encore enregistrer une chute totale de 10%. Un minimum peut-être, si l’on considère que la dévalorisation totale pourrait atteindre 50% sur la période 2008-2015… Pour S&P, « une politique budgétaire serrée, l'anticipation de hausses d'impôts sur les 18 prochains mois, et la poursuite probable de la hausse du chômage » font pression à la baisse, mais en France, l’optimisme reste de rigueur. La question n’est donc plus de savoir si baisse il y aura ou pas, mais à quelle date et de quelle ampleur. Selon M. Mouillart, S&P « prévoit toujours des baisses de 5% mais cela ne s'est pas produit en 2011 ni en 2012 ». Les prix devraient donc s'éroder lentement, avec toutefois de fortes disparités locales. Dans un contexte récessif, avec baisse du pouvoir d'achat et hausse du chômage, les acheteurs se font rares etles vendeurs ne baissent leur prix que s’ils y sont contraints. Entre viscosité et effondrement possible, l’atonie semble durable sur le marché résidentiel.
# ITeM info n°106