Le projet ORVAL est en bonne voie à Valenciennes. Présenté au Forum des Projets urbains la semaine prochaine, le réaménagement de ces 15O ha prévoit notamment la réalisation d’une station d’épuration à énergie positive. Mais la principale originalité ne réside pas dans cette performance technique, qui vise le zéro nuisances olfactives, acoustiques ou environ-nementales et combine la récupération du biogaz et de la chaleur issus des eaux et boues usées pour produire de l’électricité. ORVAL est aussi et surtout un grand projet urbain intégré. Il articule la construction d’un écoquartier BBC et le dévelop-pement économique grâce à un technopole, baptisé les Serres numériques, à des zones tertiaires et d’activité et à un pôle commercial et de loisirs. Le projet permettra aussi la reconquête des rives de l’Escaut, pour réunifier la ville, et la mise en œuvre d’un plan local énergétique, visant à développer un nouveau potentiel de mix énergétique et à réduire la dépendance vis à vis des énergies fossiles. Porté par le Syndicat inter-communal d’assainissement, ORVAL s’appuie sur un partenariat avec VNF, EDF et la CCI Nord de France. A Vitry-sur-Seine, une démarche assez voisine voit également le jour. Conçue par l’architecte franco-chilienne Carmen Santana, la ZAC RN 305 sud vise en effet un éco-urbanisme sensible fondé sur la synthèse entre mémoire et résilience du territoire. En entrée de ville et en lien avec l’arrivée du tramway, la future usine de collecte pneumatique des déchets constituera en effet un élément structurant de l’espace public en générant une place en surplomb, sorte d’observatoire de la ville. Ici aussi, la collaboration entre les différents acteurs, commune, département, région, STIF est essentielle. Une révolution après des décennies d’urbanisme écartelé entre les logiques de réseaux, portées par des opérateurs globaux, et les exigences de proximité de la vie locale.
Valenciennes innove avec les serres numériques
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