Jacques Friggit avait raison mais il était peut-être trop optimiste quant il parlait d’ajustement à la baisse de 30 à 40%. Selon le Crédit Agricole, les prix dans l'ancien s’orientent à la baisse, lentement pour l’heure mais rien ne permet de s’assurer que l’ajustement sera modéré. Après une diminution de 2,7% entre le T1 et le T3 2011, les projections pleines de bon sens du Crédit Agricole montrent que «les prix dans l'ancien, en hausse de 4 % en moyenne en 2011, se replieraient de 5 à 6% en 2012». Soit deux fois plus vite qu’un an plus tôt. Pour l’heure, les ventes de logements ralentissent dans l'ancien et perdent 20% sur un an dans le neuf. En cause bien sûr, le contexte économique aggravé par les politiques de rigueur dont l’impact récessionniste est évident. Les prévisions de croissance, trop optimistes, ont été révisées à la baisse. La progression des revenus restera en deçà de la croissance globale et le taux de chômage ne pourra que repartir à la hausse l'an prochain. Enfin, la croissance de la pression fiscale – dont la taxation des plus values immobilières - et la réduction des avantages fiscaux font anticiper une probable diminution des investissements locatifs dans l'ancien et surtout dans le neuf. Le Crédit Agricole reste malgré tout optimiste : «un effondrement du marché est peu probable». On aimerait le croire. Mais l’action de la banque verte a perdu 50% depuis février 2011. Une contre-performance qui n’est pas due à la seule crise de la dette grecque. La fuite devant la baisse dans l’immobilier ne fait que commencer.
Immobilier : coup de froid
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